Guadeloupe
Paysage Bord de Mer
Les paysages en bord de mer en Guadeloupe offrent une diversité spectaculaire, entre falaises imposantes, plages de sable fin et eaux turquoise à perte de vue. Parmi les lieux emblématiques, la Pointe des Châteaux, à l’extrémité est de Grande-Terre, se distingue par son cadre saisissant. Ici, les falaises abruptes s’élèvent face à l’océan Atlantique, offrant une vue panoramique sur les îles avoisinantes, notamment la Désirade. Le vent, les vagues puissantes, et les roches façonnées par les éléments créent un tableau sauvage et majestueux.
En longeant la côte vers le sud de Basse-Terre, le phare de Vieux-Habitants attire également l’attention. Ce bâtiment historique surplombe la mer des Caraïbes, offrant une vue imprenable sur l’immensité bleue. Le phare, avec son charme rustique, témoigne d’un passé maritime riche et invite à la contemplation dans un cadre paisible.
Les couchers de soleil en Guadeloupe sont aussi incontournables. Sur les plages de Deshaies, au nord-ouest de Basse-Terre, le spectacle est quotidiennement grandiose. Le ciel se pare de teintes orangées, roses et pourpres, se reflétant sur la mer calme et cristalline. Ces moments magiques, empreints de sérénité, attirent les photographes et les rêveurs.
Les plages de Deshaies, bordées de palmiers et de cocotiers, sont parmi les plus belles de l’île. Leur sable doré et leurs eaux chaudes et transparentes invitent à la détente et à la baignade, tandis que la nature environnante, préservée et luxuriante, offre un cadre idyllique pour une escapade en bord de mer.
Lever de soleil à la pointe des châteaux
Coucher de soleil à Grand Anse
Il est 3h45 quand mon réveil sonne. C’est dur de se lever à une telle heure… juste pour un lever de soleil. Mais nous sommes en 2005, et je viens de terminer ma formation de photographe à Montréal.
Je m’apprête à passer les six prochaines années à parcourir mon île. Pourtant, j’ai d’autres buts, notamment celui de voyager. Mais ici, il y a tellement à voir que je ne compte pas mes efforts pour réaliser mes photos. Mon style n’est pas encore bien défini, mais j’aime la nature et je veux en faire le cœur de ma pratique photographique.
Donc, me voilà debout à 3h45, au Gosier chez mes parents, prêt à rejoindre Saint-François pour assister aux premières lueurs du matin. Vous savez, cette fameuse ligne lumineuse qui pointe à l’horizon. Autrement dit, je veux arriver à 4h30 sur place. Certes, je ne croise personne sur la route, mais en chemin, je commence à douter de la cohérence de mon projet. Me retrouver seul sur une plage à cette heure de la journée alors qu’il y a eu des cas d’agression tout récemment…
Je continue pourtant mon chemin en me disant qu’il n’y a aucune chance pour que des tarés se postent à cet endroit pour attaquer quelqu’un. Il n’y a que les passionnés comme moi qui font des trucs aussi « chelous ». À cette heure-là, les tarés et les touristes dorment ou… picolent… Bref.
J’arrive pile à l’heure : 4h30. J’installe mon matériel, mais il y a un vent fort, et malgré mon trépied, je vais avoir des difficultés pour les longues poses. Mon appareil tremble tant que je suis obligé de maintenir moi-même le trépied pour éviter qu’il ne tombe.
Les premières lueurs apparaissent, et je n’ai toujours pas réglé mon problème. Malgré tous mes efforts, mes images sont floues. Mes poses sont longues à cause du peu de lumière, et mon appareil de l’époque, un D2X, ne me permet pas de monter trop haut dans les ISO sans avoir du grain.
Je suis un peu déçu, et j’attends que le ciel soit plus éclairé pour shooter sans risque. Je suis tout de même satisfait de l’effort. Je rentre avec une bonne trentaine de photos, dont la moitié n’est pas terrible. Mais je préfère vérifier sur mon ordi. Tant pis, j’en ai quelques-unes de réussies, puis je suis conscient que j’ai plus de ratées que de réussies pour mes photos.
Et bien évidemment, je n’ai croisé personne durant tout ce temps. Même pas peur.
Dans la semaine, je décide de tenter un coucher de soleil sur la côte sous le vent, du côté de Grand Anse à Deshaies. La plage est grande et belle, mais cette fois-ci, il y a du monde. C’est l’une des plages les plus fréquentées. Mais ce n’est pas le monde qui m’empêche de faire mes photos… ce sont les moustiques. J’ai eu la bonne idée de porter un short, et je me gratte toutes les demi-secondes tellement je suis envahi. C’est insupportable.
Je crois que je n’ai même pas pris une seule photo. Aussitôt arrivé, aussitôt parti.