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La Soufrière

Saint-claude

La Soufrière

La Soufrière, surnommée la « Vieille Dame », est le volcan actif emblématique de la Guadeloupe, situé dans le sud de Basse-Terre, au cœur du Parc National. Culminant à 1 467 mètres, il est le point le plus élevé des Petites Antilles. Ce stratovolcan attire les randonneurs et les amoureux de la nature, qui viennent découvrir ses paysages spectaculaires et sa biodiversité unique.

L’ascension de la Soufrière commence généralement depuis les Bains Jaunes, un bassin d’eau thermale naturellement chauffée par l’activité volcanique. De là, un sentier balisé mène à travers la forêt tropicale humide, offrant des vues panoramiques sur la mer des Caraïbes et les îles environnantes. Plus on s’élève, plus le paysage se transforme, laissant place à une végétation plus éparse et à des formations rocheuses volcaniques.

Le sommet du volcan est caractérisé par une activité fumerollienne, avec des émanations de soufre qui rappellent que la Soufrière est toujours en activité. Par temps clair, on peut admirer une vue à 360° sur la Guadeloupe, avec un panorama saisissant sur la forêt dense, les montagnes environnantes et l’océan. Cependant, des nuages peuvent rapidement envelopper le sommet, ajoutant une atmosphère mystique à l’expérience.

La Soufrière est non seulement un site de randonnée incontournable, mais aussi un symbole puissant de la force des éléments naturels en Guadeloupe. Son exploration constitue une aventure marquante pour quiconque souhaite découvrir les richesses géologiques et naturelles de l’île.

La où on tutoie les nuage en Guadeloupe

Un paysage brumeux

Au parking des Bains Jaunes, il est souvent compliqué de trouver une place pour se garer. Avec la cascade aux Écrevisses, les chutes du Carbet et la Pointe des Châteaux, il s’agit de l’un des sites les plus fréquentés de la Guadeloupe. Par conséquent, hors de question d’y venir en milieu de journée. C’est donc à 7 heures du matin que je me gare pour entamer mon ascension.

Le sentier démarre par le bassin des Bains Jaunes, réputé pour son eau chaude. Mais ce jour-là, vu le temps pluvieux depuis une semaine, elle est plutôt tiède. Je ne m’y attarde pas, car je préfère en profiter au retour, pour récupérer de l’effort.

La première étape est la Savane à Mulets. C’est le premier palier avant l’ascension du volcan. Ce dernier, je vais l’éviter, car il y a un parcours qui m’interpelle depuis un moment et que je souhaite réaliser. Il ne me faut pas moins de 15 minutes pour atteindre cette première étape, et je sens que mes jambes ont bien travaillé dans la montée. Comme je le pressentais, la montagne est couverte par les nuages, et on ne distingue quasiment rien de tout le site.

C’est un paysage brumeux qui s’étend devant moi. J’adore. Ça fait tellement mystique et incertain. Je continue en me rapprochant du départ du sentier pour monter au volcan, mais… je choisis de suivre le chemin goudronné et de me diriger vers la station météorologique qui se trouve en bout de route.

C’est au beau milieu de la brume, vêtu d’un K-Way pour me protéger de la pluie, que je découvre un panorama. Sans ces nuages, je pourrais apercevoir l’océan. Mais je ne vois rien. En revanche, la montagne juste à côté m’offre une scène magnifique : une partie de la façade s’est détachée et a glissé tout en bas, laissant ainsi apparaître un trou.

Le ciel est sombre et menaçant. Mais il y a une légère percée de lumière qui illumine la façade au niveau du glissement. J’installe rapidement mon trépied pour ne pas louper cette scène qui vient d’apparaître devant mes yeux. Intentionnellement, je sous-expose d’un diaphragme pour accentuer le contraste et rendre l’obscurité encore plus menaçante qu’elle ne l’est réellement.

Le rendu est magnifique. Moi qui préfère avoir mes photos presque parfaites à la prise de vue, avec très peu de retouches à faire, je suis aux anges. Je ne marche que depuis 10 minutes depuis la Savane à Mulets, et je viens déjà de vivre un moment comme je les aime. Une lumière sortant de nulle part m’offre une image que j’adore.

Je fais d’autres prises de vue, mais je suis satisfait de mon épopée, alors je poursuis ma route. Le chemin commence à descendre pour rejoindre la station météo. La brume est toujours aussi présente, mais le vent commence à se lever et m’oppose une forte résistance. Je suis ralenti par la puissance du vent.

Je peine à rejoindre la station, mais j’y parviens non sans mal. La station est abandonnée et fermée. Il n’y a pas grand-chose à prendre en photo. Il y a des départs de randonnées, notamment celle de la Citerne, mais je ne suis pas équipé pour cela. Je rebrousse donc chemin.

Le paysage brumeux me rappelle Sapa, au Vietnam. Ce sont exactement les mêmes conditions, à l’exception du vent. Je repasse devant cette fameuse montagne et sa façade trouée, mais les conditions ne sont plus les mêmes. Ce fut vraiment un super moment.

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